Au nord du 48e parallèle, à mi-chemin entre Matane et Rimouski se trouve un petit bijou du patrimoine québécois, les Jardins de Métis. On y retrouve quelque 3000 espèces et variétés de plantes réparties sur une quinzaine de jardins.

Les Jardins de Métis, c’est une histoire familiale, une passion horticole qui se transmet de génération en génération.

C’est dans la tête d’Elsie Redford qu’a initialement germé l’idée de ce grand jardin, en 1926. En 1962, le site va ouvrir au public. «Et déjà à l’époque, le site était partiellement accessible aux personnes à mobilité réduite», mentionne Alexander. «Mes prédécesseurs ont toujours eu à cœur de bien servir la clientèle à mobilité réduite. Il faut dire que nos visites sont très populaires auprès du troisième âge. Très rapidement, on a compris la nécessité de bien accueillir les personnes avec des défis à la mobilité.»

Néanmoins, une roche obstruait le chemin de l’accessibilité, aux Jardins de Métis : l’histoire. Lorsque les bâtiments qui séparent les jardins ont été conçus, les normes d’accessibilité n’existaient pas encore. Ces bâtiments sont aujourd’hui grandement appréciés pour leur histoire et leur architecture, et il est important de ne pas les dénaturer : « C’est un défi de concilier accessibilité et patrimoine, mais on a prouvé que c’est possible. Ça coûte un peu plus cher, car les matériaux pour faire construire une rampe, par exemple, ne doivent pas détonner avec la structure en place. C’était notre défi, lorsqu’on a voulu installer une nouvelle rampe sur un de nos bâtiments historiques. Mais notre contracteur a fait un très bon travail, et on a eu droit à un bel accompagnement de la part de Kéroul pour y arriver, aussi. »

Il peut effectivement y avoir des surcoûts, lorsqu’il faut trouver le bon matériel, qui rend hommage à la structure existante. La subvention du Programme d’accessibilité des établissements touristiques (Le PAET) est ici entrée en ligne de compte. Le montant a aussi permis au site d’ajouter des ouvre-portes automatiques, et d’adapter une salle de bain.

«C’est un travail continu, il y a encore des interventions à prévoir» admet Alexander «Des groupes qui sont passés récemment nous on fait quelques commentaires, auxquels ont a été très attentif. En vieillissant, les personnes expriment de nouveaux besoins, que ce soit sur le plan de la vision, ou même de la sécurité, de l’anxiété. Mais dorénavant, chaque fois qu’il y a des projets de reconfiguration, de restauration… on tient en considération l’accessibilité.»

Si les jardins sont très populaires auprès des personnes âgées, Alexander invite les personnes de tout âge à passer les visiter : «C’est bon pour la santé mentale. La nature a un effet apaisant sur nous, c’est indéniable.»

Et si vous avez déjà visité les jardins, il y a quelques années, vous pouvez y retourner, et pas juste pour apprécier les nouvelles adaptations. «Chaque visite est différente, chaque fleur fleurit différemment, d’année en année, et notre regard sur les plantes change aussi au fil des saisons» Une belle manière, donc, de soigner son jardin intérieur.

Jardins de Métis

Les Jardins de Métis

www.jardinsdemetis.com 

Alexander Reford – 418-750-3930

 

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keroulFondé en 1979, Kéroul est un organisme à but non lucratif dont la vocation est de favoriser l’accessibilité des établissements, des activités et des services touristiques et culturels au Québec. Kéroul est l’interlocuteur privilégié du ministère du Tourisme du Québec en matière d’accessibilité: il forme le personnel de première ligne, procède à l’évaluation de l’accessibilité des établissements touristiques et gère le Programme d’accessibilité des établissements touristiques (PAET).